« (…) certains étaient là pour exprimer un cri
d’autres comme moi, juste par appétit
tout foncedé, chaque soir, Paris nous était livré,
sans conditions, c’était à prendre ou à laisser (…) »
Carambille, attendant l’arrivée de la volkwagen jaune de Spéranza (qu’elle appelait « la voiture de Oui-Oui » - ce qui faisait gueuler la Spéranza : « Arrête ! On va croire que j’ai pas voté « NON », etc.), Carambille ainsi donc attendant son amie montait le son de son walkman d’un cran (non ! l’avait pas de lecteur MP3 !!!)…
« (…) quel est le gamin, à l’âge que j’avais,
qui n’aurait pas envié, l’étendue que couvraient
nos aires de jeux à l’époque,
quand on se frotte aussi avec les keufs (…) »
… et Ça vibrait sec dans ses ruches personnelles (NB : San-Antonio aurait dit : « cages à miel ») (entendez par là : les oreilles), et les NTM et Joe-Star-piège-à-loup-cf-djamel-et-son-avant-dernier-spectacle continuaient leur antique (bis repetita. Cf. l’épisode 13) joli bordel du « Paris sous les bombes », et ‘Ranza se pointait, et Carambille un rien étourdie éteignait sa music-portable et mince alors battrait pas son record de 5 écoutes d’affilée…
Vroom vroom vroom vroom vroom…Direction 96 rue de Charonne chez la-Annick-ta-gueule… Vroom vroom vroooooooooooooommmmmmmmmmm !!!!
Ranza’, qui avait besoin d’un peu de renseignements pour bien goûter les péripéties qui ne manqueraient pas de se produire dans les heures voire les minutes à venir, se rancardait auprès d’une prolixe Carambille un rien (oui 2 fois « un rien »… marre des dogmes de tout façon) (zavez pas remarqué ??) (style : « faut pas faire de répétitions dans une même page ») (marre de tout)(et surtout marre de marre)(la la) :
« Attends ! attends ! Alors tu me dis que, lors de ton CHS, tu as assisté à un crime camouflé en suicide. Ça me semble bien sûr et somme toute classique pour un CHS (jamais un CHS sans son crime)(ben tu penses). Et que - je continue – depuis, tous les membres de la famille Baudouin (bienfaiteurs ou pas) (et bien entendu y compris ceux qui sont morts) cherchent à te contacter alors que toi - je respire, merci - tu cherches à savoir le fin mot d’une affaire aussi sombre que le trou du cul du monde (cf : F.F. Coppola in « Apocalypse now »)… Attends ! Attends ! C’est pas fini, c’est ça, et t’as encore kekchose za ajouter, mais vas-y j’ai pas rigolé depuis longtemps, ce que ça fait du bien de te voir ma Carambille, quel boute-en-train !!! ».
Carambille pestait « Ça y est, t’as fini de te foutre de ma gueule ou il te faut encore un peu de mou ?? Ça a peut-être pas l’air très sérieux ce que je te dis, mais en tout cas c’est tout à fait vrai. Et j’ai vérifié, ben figures-toi qu’y avait des choses pas claires entre Eiffel et Sauvestre !! ».
Spéranza n‘arrivait pas à tenir sa langue : « Euh !!! J’ai pas lu Voici ni Gala depuis longtemps, rappelle-moi, c’est quoi Eiffel et Sauvestre ???? Un couple de people ou de nouveaux comiques ??? Te fâche pas, mais tes histoires de crimes qui auraient un lien avec des histoires de l’avant-dernier siècle ça fait un peu vieux jeu… Enfin c’est du réchauffé… Enfin… Mais fais pas la gueule Carambille… Non… Je rigole juste… Allez fais pas ta Banque de France… ».
Cette dernière assertion fit lever le bec à Carambille : « C’est quoi cette nouvelle expression ?? ». Spéranza contente d’avoir réveillé la sympathie de la bête s’expliquait : « Tu connais un truc plus fermé que la Banque de France ??? », lorsqu’elles arrivèrent au lieu dit du rendez-vous su, ce qui fait que Carambille, oups, n’eut plus le temps de développer ce qu’elle avait trouvé sur Internet à propos de Sauvestre, d’Eiffel et de toute la clique aux Baudoin, ben re-mince-alors, etc.
Chez Annick :
Annick avait un chignon et pas de lunettes, Annick avait un tablier et pas de charentaise, Annick glissait sur des patins et n’avait pas de roulette, Annick était grande et ressemblait à ses frères, Annick était timide et pas précautionneuse (si si), Annick proposait un thé à l’heure où Carambille et Ranza attendaient impatiemment leur Glengoyne (et pan dans la gueule à ceux qu’on pas lu le on ne sait plus combientième épisode où qu’on en parle), Annick avait l’air d’avoir été élevée par une bande de jésuites intégristes eux-mêmes engraissés aux joyeusetés de Saint-Augustin, etc. = Le rendez-vous n’était pas simple.
Et puis Annick était tellement contente de voir ENFIN Carambille que ça en devenait gênant. Intimidant. Spéranza profitait de la situation pour faire le tour de l’appartement ( 2 pièces, 41m², séjour, chambre, cuisine indépendante, salle-d’eau et toilettes in, pas de balcon) inspectant tout ce qu’elle pouvait et faisant parfois des signes abscons à Carambille qui se mettait soudainement à tousser pour noyer le poisson (ou le faux chat qu’elle avait dans la gorge)…
Et puis la-Annick expliquait : « Je souhaitais vous voir car il faut que vous compreniez beaucoup ou certaines choses ». Le pourquoi que c’était justement Carambille qui devait comprendre et pas quelqu’un d’autre vu que tout de même ça la regardait pas trop toute cette foutue affaire mis à part le fait qu’elle avait été à chaque fois témoin des agressions… Où alors c’était à cause d’elle que ces agressions se passaient… Envisager cette option horrifiait Carambille. Et Ranza qui fouillait sans scrupule partout !!! L’était bien DRH celle-là ! L’avait plus de limite !! Carambille aurait voulut être au fond du fond du fin fond de la brousse plutôt qu’ici (cf : pas chez F.F.Coppola in « Apocalypse Now ») !!!
Et la-Annick encore qui continuait : « Mon frère Joseph était afficionados de votre thèse, il en connaissait des morceaux entiers par cœur » !!!!!!!! Carambille n’en revenait pas, elle allait se réveiller, l’était en train de rêver, c’était pô possibe !!!! « (…) Mon frère Joseph ne s’était jamais remis de sa soi-disant découverte qui consistait à dire que nous étions en fait non pas les petits enfants de mon grand-père Baudoin mais ceux de Sauvestre ».
!!! QUOI !!!! V’là que Sauvestre se radinait dans le tissus emmêlé des propos de la-Annick-plus-personne-finalement… !!!!
- « (…) Mon frère Joseph avait travaillé à Versailles, mais auparavant il travaillait à Noisiel » !!!
- « A LA CHOCOLATERIE » s’exclamait Carambille !!!
- « Voui, voyez que vous avez des renseignements vous aussi !!!! En fait nous avons été élevés là-bas !!! On jouait dans la cathédrale les week-ends, c’était notre jardin d’enfants. C’était épatant !!! » !!!
- « LA CATHEDRALE ?!!??! » » » Carambille n’était pas certaine de tout comprendre…
- « Oui, c’est ainsi que l’on nommait le grand hall de la Chocolaterie Menier, oeuvre de Stephen Sauvestre… Mais vous connaissez cela par cœur mademoiselle Carambille, vous connaissez aussi bien, voire mieux, que moi la thèse anti-Eiffel » !!!
- « Ben, oui un peu … Euh non !!!... Euh… Zenfin… Faut dire que c’est un peu vieux pour moi toute cette histoire de thèse, d’industriels etc… »
- « Et bien VOILA :… » …
Mais, là, trois grands coups furent jetés dans la porte de la Baudoin Annick-bof-plus-envie coupant court aux révélations que Carambille s’apprêtait goulûment à recevoir… Et flûte !!!!!
(à suivre)