Rentrée chez elle, Carambille s’était jetée sur son ordinateur pour étudier, à l’aide d’Internet, la science des signes, les V et les T, et tout et tout et tout… Elle avait trouvé quelques liens intéressants mais restait fort dubitative... Le mystère du symbole inscrit sur le front de Baudoin qu'elle nommait, elle, "la victime", demeurait entier... Pire, après enquête, il s’épaississait d’heure en heure … Tan !! Tan !! Tan !!!... En effet : Tout d’abord, la camarade de la T.G.B., téléphoniquement contactée lui déclarait qu'elle ne se souvenait de rien de tel, et pour cause : trop sensible elle n'avait pu tenir le regard sur le moribond et n'avait donc rien pu remarquer...
Ensuite, la vacataire qui l'avait interrogée lors du désormais mythique C.H.S. sur son devenir dans le service, répondait, elle, à Carambille, qu'elle ne pouvait se prononcer sur le sujet car elle craignait, elle, le non renouvellement de son contrat, à elle, et ne souhaitait pas faire de vagues ...
Enfin, le chef du service concerné, lui, niait tout en bloc alors que Carambille, elle, l’avait elle-même, elle, vu de ses propres et grands yeux, regarder, lui, (lui-le-chef, c’est le sujet bien sûr !!!) – et ce de façon assez concentrée, le visage de Baudoin... Notre héroïne était donc et soudainement fatiguée et découragée... Bon bon !!! En ce cas, un seul vrai remède : une bouillotte, une BD et au schlof :
La bouillotte avait pris pour l’heure la forme d’une bouteille de whisky Bowmore (legend) (limited edition) (islay single malt) dont la boîte aurait pu également servir de BD – concept deux en un car elle exhibait fièrement des bateaux de vikings, une église, une distillerie, des chevaliers, des dragons, des mouettes, des chevaux blancs, des chevaux noirs, des rochers, des fumées, du brouillard, un blason, des tonneaux de Bowmore flottant à l’embouchure d’un romantique détroit maritime (on est jamais si bien servi que par soi-même)… y’avait même une lande et du sang… si si … dans le coin à gauche en partant du bas … Et nyavait pas que des images, nyavait naussi du texte – concept texte + images… OUAH – (les sons c’est pour la semaine prochaine ou… la bouteille d’après…) – mais… restons sérieux et retournons za : Or donc on pouvait lire, toujours sur la même boîte même du même Islay single malt même : « Goraidh Crobhan ( ???) was an Islay hero (Ah !!). According to the ancient stories, he was the son of Harald the Black of Isla (Non!!!) and his mother was a descendant of the House of Erc (Carrément !!!!), so he was popular (On comprend !!) with the people of both the Norse and Celtic clans” ... (ben dis donc si j’me doutais de tout ça !!!).
Pour la BD (la vraie) ( celle qui ne se boit pas) c’était l’intégrale – tome 1 – de « Barbarella » de Jean-Claude Forest…. « Barabella a re²connu Lythion à ses 3 satellites… les carvtes galvanitiques galactiques l’indiquaient comme nétangt étant tant comme étant commettant une plamète renativement accueillir ante acceuill-ante. Un continent mente monte sous l’astroneuve net l’aztronet …. » vous noterez rapidement, et sans trop les souligner afin de ne pas foutre en vrille la susceptibilité carambillesque, les effets néfastes du Bowmore sur la lecture du patient … Bô … Conclusion : Fumer tue, et qui a bu boira !!!!!
Le lendemain elle était souriante…
Même si, passée au syndicat de très bonne heure elle avait pu constater la même routine habituelle que tous les jours (Bon !!! Là !!! Et une fois pour toute, on va mettre, en tant qu’auteur, les poings – oui oui avec un « G » - sur les zi de tout le monde : NON on nécrit pas mal le Français !!! -« Ah bon alors, sont-ce des effets de style ??? »… -« YES se sont-ce » !!!!!!!)… On reprend donc depuis le début : Même si, passée au syndicat de très bonne heure elle avait pu constater la même routine habituelle que tous les jours, c’est à dire : de plus en plus d’adhérents et toujours trop peu de militants pour mettre en oeuvre…. ;;;;;;;;!!!!!!!!!!!!!!!
Même si, arrivée au boulot, elle constatait aussi que c’était toujours la même routine de débrouille permanente face à une direction qui d'une part pataugeait dans la semoule notamment quant à l'expérimentation de la nouvelle (et dite "révolutionnaire") loi de finance -autrement dénommée "LOLF"...
et dont, en plus, et qui plus est - d'autre part - certains éléments physiques, notamment et principalement ce jour la folingue brune à coupe au carré dénommée Monique Gentille (si si c'était aussi vrai qu'incroyable mais c'était bel et bien son nom) excitaient les gestionnaires (autant dire "grouillots administratifs" dont faisait évidemment partie notre protagoniste chérie) en graffitant les courriers à leur signature mais rédigés of course par les dits(dites) grouillots(grouillotes), de correction au marqueur large rouge dans (ou plutôt "sur") le texte, courriers qu'ils faisaient alors remonter illico prestissimo par centaine aux scribes qui avaient eut le malheur de les commettre, etc. –. A ce propos, Carambille avait le jour même fait un "éclat" à la réunion des gestionnaires de dossiers organisée par la Direction Régionale : En effet, alors que l'une des deux adjointes du directeur (ben oui... z'étaient trois à se partager le gâteau de la direction, et notre amie sur l'un de ses premiers tracts à l'encontre du nouvel organigramme avait d'ailleurs qualifié ce ridicule trio de "TRIUMVIRAT" ce qui avait fait beaucoup rigoler la galerie des dits (dites) et redits(redites) grouillots (grouillotes) ) présentait les nouvelles modalités de travail découlant de la mise en place de la LOLF et que l'une des grouillots(grouillotes) demandait comment on allait faire pour rédiger les nouvelles conventions financières dans le mode "LOLF", Carambille s'était écrié « Mais c'est bien simple : Tu vas gentillement descendre ton beau parapheur et les Autres vont GENTILLEMENT te le remonter bardé de rouge puis tu vas tenter de corriger et tu vas redescendre ton très très beau parapheur et les Autres vont te le remonter encore bardé de rouge, ad libitum et ce jusqu'à ce que mort s'en suive »...
Bien sûr cette insolence connut un franc succès..
Bref (on est sûr que vous allez finir, chers lecteurs, par trouver le sujet du complément du verbe... hi hi hi)... Bref donc, malgré cela, tout n'allait pas si mal pour Carambille qui venait d'apprendre qu'elle était reçue à un concours de catégorie A (les cadres !!!!!) et qu'elle allait avoir la joie de passer un an de stage en Sicorsie et à Marseille ("viva el sol" était d'ailleurs le titre d'un des mails de copines la félicitant du bon coup et surtout bon plan)...
Cette semaine arrivait à sa fin. Carambille planchait toujours sur son enquête mais cette dernière restait au point mort... Les sites Internet expliquaient bien les V et les T autour de la symbolique maçonnique, de la quête du Graal, du signe Tau marqué au front des justes dans la Bible, etc. mais rien de très éclairant là dedans... Carambille finissait par rallié l’avis de tous et s’auto-persuadait finalement de minutes en secondes que le "meurtre" de Baudoin n'était qu'un suicide déguisé ( l’auteur se demande si c'est bien clair pour le coup, la notion de suicide déguisé en meurtre ? En tout cas ça a le mérite d’être rare !! )…
Embrouillée par toutes ces histoires, elle allait se coucher, non sans songer et re-songer au commissaire Duval... Peau fine. Teint blanc. Yeux de ciel gris. O une mouette… Finalement il y avait quelque chose d'attirant dans la retenue extrême de ce garçon et Carambille pensait qu'elle pourrait bien en faire son cinquième amant, d’autant que les quatre autres se faisaient de plus en plus rares :
Victor tournait au Brésil un documentaire sur Orfeu Negro et ne reviendrait sur Paris que dans au minimum deux mois ;
Maxime avait réussi le même concours que Carambille mais sur la « promotion » d'avant, et coulant des jours studieux à Strasbourg ne déboulait dans le lit de notre héroïne que pour certains très furtifs week-ends ;
Paul avait presque presque définitivement prit l'option maritale “sérieuse“ “sérieuse“ et ne lui accordait (ou "ne s'accordait plus à lui" pour être plus juste) que des "écarts" trimestriels ;
Et enfin Carlos Carlos Carlos militait trop pour être vraiment... comment dit-on déjà... "Un bon coup"...
En d’autres termes, Carambille était d'humeur volage en ces temps chiches... Et il faut bien dire que la perspective de tromper soudainement 4 garçons étant un rien en train de se payer sa tête avec un Duval catho et blanc bec de surcroît, la faisait légèrement marrer...
Et puis demain c’était week-end (comment ça « encore !!! », va pas tenir un calendrier tout de même !!! ).
(à suivre)
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