On arrivait à la rue dite « du héros[1] » - où se trouvait le 2 pièces retenu par Carambille pour sa studieuse année - en suivant le trottoir sablonneux de « l’allée des palmiers » qui longeait les quais du port commercial.
Les bagages étaient lourds, le soleil tapait hard, le chien soufflait comme un ferries, Duval courrait devant pour ouvrir la route, Carambille regardait partout, et personne ne savait où il fallait vraiment aller. On suivait simplement l’impulsion rectiligne du seul trottoir disponible et de la file de touristes qui s’acheminait d’sus… Duval tenait un plan de la ville à la main. Carambille aussi. Le chien, non : savait pas lire (heureusement)… Well … Comme s’exclamerait quenqu’un que j’connais bien, zet pas vous : « C’était complexe ! »…
Enfin, après moult circonvolutions, notre trio abordait l’entrée du 72 rue du the zéros… Et là, fallait s’accrocher !!! !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! : La porte du bâtiment était mate, brune et taguée - pas grave - sauf qu’elle ouvrait sur un hall destroy à peinture grise, éclatée par l’humidité et … comment dire … crevasses profondes… lumière limite… escaliers aléatoires… plafonds zidem : tantantan !!!
Carambille s’exclamait : « Et merde, j’aurais du visiter avant de louer !! ». Duval, toujours expert, s’exclamait, lui : « Mais non, attend de voir, faut pas se fier aux communs : l’essentiel, ici, c’est le confort culturel intérieur !! »…
Sans trop écouter, Carambille continuait de monter en soufflant – par inquiétude et énervement - car sinon l’était zune sportive zémérite, faisait même de la boxe française, de la savate, du karaté, et tout, et tout… et ce à l’instar de son scientifique favori : le professeur Tournesol !!! (Relisez Tintin… on vous l’a déjà dit !!!!)…
Or donc, Carambille arrivait en haut de l’escalier (et ce malgré ses valises) avant le Sieur Commissaire François Duval. Et, or donc, en haut de l’escalier, les attendait – poings sur les hanches et cigarette bien collée aux lèvres - le pseudo loueur éponyme de l’épisode qui s’exclamait (et là c’est plus le moment de rigoler dans les rangs, mais celui de s’accrocher, respirer un grand coup et prendre des provisions de bouffe et de boire avant de commencer la lecture car ça va être long et presque pas ponctué) :
« Bienvenue bienvenue bienvenue en Sicorsie… je ne suis pas le votre propriétaire mais votre son arrière-cousin car lui est à une fête enfin vous me comprenez UNE FETE une fête euh euh ASSOCIATIVE de chez nous bref… hein quoi vous n’avez eut de contrat de location ah bon mais soyons clairs nous sommes entre gens de bonne compagnie la parole donc suffit une lettre vous voulez une lettre non vous ne la voulez plus… bien… mais entrez mademoiselle monsieur posez les bagages regardez ici un grand salon là la cuisine qui oh zut la lumière ne s’y allume pas mais le votre propriétaire m’a donné les plombs j’arrange ça tout de suite prenez vos aises voyez par la fenêtre on voit la mer le port la grand place du grand saint ah zut même avec de nouveaux plombs ça ne marche pas c’est l’ampoule bien entendu je vais donc prendre celle de la salle d’eau pour vérifier… vous avez vu la situation internationale est tendue… de nombreuses unités des armées de l’union européenne s’engagent o la la la sur des théâtre extérieurs… notamment dans les Balkans oui monsieur vous avez raison de le souligner… zut la lampe ne marche pas non plus je vais réessayer de nouveaux plombs mais après je ne sais pas je ne saurais pas quoi faire… et la France… les prises de positions du gouvernement o la la la… l’aggravation des relations internationales en plus o la la la… bon écoutez nous je lui le propriétaire mon arrière-cousin bref allons revenir avec un électricien de nos amis et on arrangera ça entre nous vous m’avez compris oui … et chez nous… o la la en Sicorsie… c’est pareil… spécificité insulaire marasme économique orchestré du continent chômage orchestré du continent on souffre sous notre beau soleil mademoiselle monsieur on morfle sous les palmiers colons[2] mademoiselle monsieur… les agriculteurs o la la la mécontents de la façon dont sont traités les différents dossiers qui les concernent menacent de passer à l’action… bref : là on trouve la salle d’eau avec douche et toilettes… (putain ça pue s’autorisait à penser Carambille)
sécheresse incendies de l’été effacement de la dette et maintenant o la la la l’histoire de la grippe aviaire… vous y croyez vous… bon les toilettes pour l’instant ça sent mauvais mais c’est normal c’est les tuyaux dans 3 à 8 jours c’est ni vu ni connu… et les syndicats o la la la qui menacent maintenant grèves et manifestations à tous les carrefours… et les manifs ici c’est quelque chose madame monsieur… o la la la ils promettent de bloquer l’économie de l’île si le gouvernement colon (deux fois « colon » donc, s’autorisait à remarquer notre amie)
euh… continental vous m’avez compris ne poursuit pas son effort de réformes économiques et sociales… l’IMT (Insulaire Mouvement des Travailleurs) est à présent et à nouveau et comme toujours hyperactif o la la la… surtout dans les domaine maritime et énergétique… avec tout le reste ça risque bien de faire un gros boom voire plusieurs… … surtout que les branches armées des mouvements nationalistes viennent de briser la vieille trêve j’ai lu ça comme vous dans les tracts mademoiselle monsieur… non… mi’[3] j’en ai un sur moi par hasard je vous le passe ça vous informera mais ne sortez pas dans la rue avec oh non car alors dieu garde… ils s’attaqueront bien sûr en priorité aux symboles Etatiques donc vous ne risquez rien… d’autant que le siège de la « Liberta per tutti é per Sicorsia forza du 25 septembre » (LPTEPSFD25F[4]) se trouve à l’étage du dessous du bâtiment d’à côté… mi’ vous pourriez presque entrer chez eux par la fenêtre
(et vis versa, s’autorisèrent à s’inquiéter en chœur la Caramb’ et le Duv’)
vous voyez que vous ne craignez rien… vont tout de même pas se plastiquer eux-mêmes hein… cependant pour votre école d’administration ça risque de chauffer pour leurs plumes… un de mes neveux qui travaille aux RG dit qu’il y a des possibilités d’attentats… bon trêve de bonnes plaisanteries… voici les clefs leur double ici le ventilo là le chauffage et la télé qui fonctionne très bien… euh…faut peut-être la régler un peu finalement
(non… avec un bon décodeur ça devrait le faire, s’autorisait à rigoler qui vous
savez)
des questions… non… ah mi’ voilà mon portable qui sonne : « oui oui oui… mi’ pô possibe !!! j’arrive tout de suite !!! »… alors bon ben mademoiselle monsieur bonsoir mon le arrière-cousin propriétaire passera peut-être dans la semaine… pour moi je vous laisse : faut qu’on aille tuer quelqu’un dans un village… hi hi hi… faudra vous habituer à la réalité et surtout à l’humour d’ici.. buona sera é salute per tutti !!!!!! »…
Exit le bavard !!!!
Carambille se marrait, Duval se mordait les joues en signe de profonde réflexion et le chien attendait qu’on l’autorise à prendre le clic-clac comme point de chute de ce rude voyage. Le portable du commissaire étant mis à contribution par ce dernier pour soit disant négocier sa future mutation dans l’île, notre héroïne lançait un signe d’approbation à l’animal (qui s’exécutait dans l’instant) puis elle commençait à faire le tour du 2 pièces (ce qui était vite fait). Finalement c’était plutôt confortable, sauf les toilettes qui avaient un peu trop de présence… Il y avait même une cheminée dont on pouvait enlever le cache qui s’ouvrait alors sur une véritable âtre de briques, ce qui fait que Harry, Hermione, Ron et toute sa famille pourraient venir la visiter en deux petits coups de poudre de cheminette[5] (tiens faudra que je regarde comment ça se dit en anglais ça !).
Comme la conversation de Duval s’éternisait, Carambille déballait ses affaires en laissant traîner une - voire deux - oreilles sur ce que ce dernier dégoisait :
« Hum..hum…hum… oui…d’accord… j’en sais rien pour l’instant…hum…hum…sois moins clair…hum…hum…non c’est pas ça mais on ne sait jamais…hum…hum…tu me tiens au courant pour la suite…non je cherche un appart…je te tiens au courant moi aussi…hum…hum…je te communiquerais mais coordonnées dès que je les connaîtrais …hum…hum…décidément sois discret…prends garde … prends garde à toi…hum…hum…je te dis que pour l’instant non…oui…oui…dès demain…salut ».
Bizarre… Bizarre (n’est-ce pas amie()s lectrices(teurs)… Mais non on vous influence pas du tout du tout… mais tout de même, avouez qu’il est pas si clair qu’il en a l’air le p’tit flicos !!!)… Bon, ceci dit zet souligné au crayon gras, on peut reprendre la suite du fil de notre épisode mystérieux – voire langoureux – qui nous accroche tous…
Les oreilles baissées, les affaires rangées, la conversation terminée, le chien couché : tout se finissait par une pizza, une télé brouillée, beaucoup de baisers et plus car beaucoup beaucoup d’affinités qui en plus n’allaient peut-être pas durer : fallait or donc en profiter : toujours une nuit de gagnée : et il y avait beaucoup beaucoup beaucoup d’étoiles za compter.
Oh ben zut c’est déjà fini !!! A suivre ..... [1] On dit pas les vrais noms pour brouiller les pistes, de même la géographie et l’histoire seront un rien bousculées pour les besoins de l’histoire… Mais bien peu malin qui restera dupe de tous ces masques finalement…. [2] Ici l’auteur vous invite à vous renseigner sur ce que les sociologue appelle communément « la ligne du palmier » … Très instructif voire zédifiant…[3] Interjection locale, très employée et au sens largement indéfini [4] Abréviation [5] Non ! Ne me dites pas qu’il y a encore des gens qui n’ont pas lu Harry Potter… Mais faut vous zy mettre tout de suite !!! Comment voulez-vous comprendre un brin de ce qui vous entoure sinon ???? Bande de Moldus !!!
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