La fête battait son plein et c’était chez Danjou qu’elle se déroulait… Danjou qui jouissait d’une demeure le long de la Marne (à Lagny, ville des grandes et historiques foires)(et pour l’heure la compagnie ici rassemblée entendait ne pas être en reste rapport à la tradition) demeure donc avec jardin, fausse paillote digne d’un prince et d’une princesse des Mille et une nuits, et barbecue… Le paradis en ville (si ce n’est sur la terre)… Et le buffet ne laissait rien (ni pas) à désirer : viandes grillées à profusion, melons mûrs, ratatouille, patates au four et pour finir gâteau au chocolat avec… bien sûr… vins fins et apéro à tous les étages… Sans oublier la musique, maniaquement et savamment choisie par le maître des lieux (rock historique pur et dur, Be-Bop, et parfois de la varièt’ engagée – comme kon disait dans les années 70 où c’que le Max’ Leforest’ faisait heureusement son beurre contestataire)… Super … Spécial… Sourire… Click … d’ailleurs n’yen’avaient ki prendaient des fotos…
A c’te dite sauterie assistaient … tan tan tan…Attention “galerie de portraits“ :
Carambille (oui, elle est facile celle-là, pourquoi pas l’air, le ciel ou les p’tits zoizeaux pendant qu’on y est !!) déguisée en héroïne de choc assistant à son avant dernier épisode de la saison ;
Danjou (pour continuer dans le genre “enfoncement de porte ouverte“) déguisé en MC Lunaire (et non pas Solaire voire Solar) sautant des brochettes de grillades aux cascades de CD … avec – comme d’habitude lorsqu’il était sous influence (Bordeaux ou tabac de Hollande) – une tchatche d’enfer qui vous ferait croire en cinq sept sec au paradis (3 fois « paradis » donc depuis 2 épisodes, Maxime n’a plus qu’à glousser) ;
Edith, la femme de Danjou, équilibriste-intermittente de son état et – à ses moments perdus – militante altermondialiste à plein temps (si si l’auteur assure que c’est conciliable… et ceux qui n’aiment pas ne prendront pas le train…) ;
Valère, ami – c’est à dire très très très ami si vous voyez c’que…- d‘Armande, et, dans le même temps, collègue de Carambille au ministère XXX ( oh oh si vous croyez qu’on va balancer une info telle que le nom exact du ministère en question, ou celui du – ou de la – ministre en question, pouvez toujours courir)(ou prendre le train)(ou aller voir un film de Chéreau qu’on aime bien)(sauf quand il dit des crocros sur les intermittents)(car là c’est les tomates qui nous montent aux joues et pour certains aux mains)(pas d’idole !!!), et, dans le même temps, donc, militant et secrétaire de section à la TNT (d’ailleurs l’aimait beaucoup les chats), et, dans un temps décalé et présent, un des photographes de la fête en question ;
Armande, amie – c’est à dire très très très amie si vous voyez c’que…- de Valère (hein ! Quoi de quoi Molière ??? On comprend pas)(hein ? mais non Chéreau n’a jamais monté de Molière)(mais)(mais enfin vous allez suivre ou quoi !!!)(j’te jure !! si vous croyez que c’est facile d’écrire dans ces conditions !!!) et, DONC, dans le même temps, fonctionnaire à la Mairie de Paris, et, dans le même temps, aussi, militante à S.U.R., et, dans le même temps, encore, fumeuse de cigarettes menthol (sans doute en hommage à Gainsbourg :cf. l’album “l’homme à la tête de choux“) cigarettes que Carambille appelait “Deghol“ parce que ben oui elle les trouvait total dégholasses… ;
Lisa (dite Mona), responsable du bureau de la communication à S.U.R. (COMMUNICATION que Danjou nommait “bureau de la propagande“ ceci dit TRES TRES fort afin d’impressionner, par joke, le secrétaire national de la TGB du ministère XXX habitant à trois coups d’aile de chez Danjou - les jardins d’ailleurs se jouxtaient -), et dans le même temps, elle aussi, fumeuse de cigarettes menthol (sans doute en hommage à Gainsbourg :cf. l’album “l’homme à la tête de choux“) cigarettes que Carambille appelait “Deghol“ parce que ben oui elle les trouvait total dégholasses…, et dans le même temps, qui n’avait pas trop envie d’être là, mais qu’était bien contente tout de même (un peu complexe, finalement, la Mona)(mais faut dire qu’elle avait bien envie de voir la gueule du joli flic – alias Duval – dont Carambille parlait depuis quelques temps)(ah les filles !!!) ;
Emmanuel (dit « the Man’ »), responsable de la section Drapeaux, au sein du bureau de la communication de S.U.R., et c’était un vrai chef de la superposition de supports ainsi que du collage d’autocollants en hauteur : Deux disciplines artistiquement et syndicalement précieuses…(dans les années qu’y faut l’aurait pu faire partie du groupe « Supports Surfaces » et être exposé à Beaubourg ou être mis à contribution pour décorer le Palais-Royal à Paris, ou… etc.), et dans un temps décalé, c’est à dire présentement, gestionnaire du barbecue des Danjou (engin tout neuf que personne, sauf The man’, ne maîtrisait) ;
Spéranza Von Defoe, meilleure amie de Carambille, et, dans le même temps, DRH d’une grande institution culturelle, et encore, dans le même temps, libertaire et grande amoureuse heureuse de X (elle veut pas qu’on dise le nom du garçon en question = total respect même si ça nous enmouise sérieux par rapport au scoop possible de la chose), et, dans le même temps, militante libertaire (x 2) masquée ;
Les amants de Carambille (oui, on a décidé de les grouper histoire d’user moins de papier pour que la forêt – la générique forêt – soit ainsi préservée)… n’empêche qu’y ’avait Maxime, Victor, Paul et Carlos trinquant sans problème et buvant, dans le même temps, l’encre noire des yeux de notre protagoniste préférée (Carambille bien-sûr) ;
Le the Joseph Baudoin, hilare comme d’habitude et, dans le même temps, retraité, et, aussi, dans le même temps, héritier de la Caisse de Grève des travailleurs Menier, et, encore, dans le même même temps, on sait plus trop quoi dire…
Pour l’instant c’était tout………………………………………………………………………
Restait donc en attente Duval et Frousses (on vous fait pas l’insulte de vous les présenter)… Mais z’étaient en retard… Peut-être une affaire urgente (pensait Carambille)……………
Enfin les v’là (on veut dire Duval et Frousses), en retard – eh oui on avait remarqué - because qu’y s’étaient paumés dans le quartier et qu’y z’avaient garé leur bagnole à 1 km 260 (visez la précision de Frousses, c’est quand même bandant, non ?).
Or donc, dès qu’ils furent là, Carambille disparue étrangement et un brin, de la circulation……… Duval aussi, d’ailleurs … n’yorait-t-il une corrélation entre les deux faits ????… Mona assurait – sous la non-torture d’un Madiran 1995 (zavez ka être œnologue, zut !!!) – Mona assurait, donc, que corrélation zy y avait, of course (on notera que le Madiran peut avoir certaines conséquences sur l’élocution du sujet)….
Reste donc à vérifier, donc, dans cet épisode donc ou dans le prochain, donc (envie de dire « donc » tout à coup et avec exagération, donc, comme d’habitude donc) la dite « corrélation » or donc…
Frousses se foutait pas mal de tout cela - d’ailleurs la « corrélation » c’était pas son truc, lui l’était dans le genre plus direct, d’après ses dires (ce qui tend à prouver qu’il ne savait pas très bien ce que signifiait « corrélation » en définitive)… Et, pendant que Danjou, lui, hésitait encore entre raconter – à son auditoire d’invités pour beaucoup médusés par sa force incantatoire – de A à Z l’histoire du Rock And Roll’ des Rolling-Stones aux Rolling-Stones, ou celle de la Révolution Russe des Soviets aux Soviets, ou encore celle de la Sociologie de Bourdieu à Bourdieu… ; l’avait – lui – (c’est à dire LUI LE FROUSSES) (c’est important de mémoriser dès fois le début des phrases) (que des baltringues dans ce lectorat !!!!) (ça me navre ça me navre) flashé sur la pauvre Spéranza qu’il abreuvait de ses récits tant de la guerre du Golfe (1ère, 2ème génération), que des cours de management qu’il s’infligeait tous les jeudis et vendredis soirs grâce à la formation continue orchestrée par la Mairie de Paris bien qu’il ne soit pas mais alors pas de pas du tout du tout Socialiste (oui on avait compris) et que ça le gênât (style) tout de même un peu beaucoup beaucoup … Fallait qu’il soit ferré sérieux pour employer un subjonc truc (enfin un temps de conjugaison alambiqué dont il ignorait – tout comme nous – le nom…)(sauf que depuis, nous on a acheté le Bescherelle !!)….
Dommage !!!! Au moment où Frousses, qui avait des problèmes avec la prononciation des noms zétrangers, pensait « l’est cuite la SpesranzarK » (ce qui, vous l’imaginez bien, était complètement faux), v’là qu’Edith Danjou amenait le gâteau et le cadeau pour l’anniversaire de Caramb’, et que cette dernière sortant d’on ne sait zoù – cheveux en bataille et lèvres carmins – s’écriait :« hein hein qu’est ce qui passe oh un gâteau au chocolat et … et … z’êtes dingues, fallaient pas… un..un…c’est un cadeau… mais qu’est-ce mais qu’est-ce mais-qu’est-ce-que-c’est ???? - ……
On va le dire tout bas, en commère, et pour reprendre la conversation prise au vol et en sourdine d’Armande et de Mona : Duval sortait également d’on ne sait zoù – cheveux en bataille et lèvres carmins – Ah ben tiens tiens …. (put’’’ sais jamais si c’est un «s» ou un «t» à la fin de ce put’’’ de « tien(s)(t) »)….
Carambille déchirait les étoiles rouges sur fond bleu du papier-cadeau et découvrait le livre que lui offraient ses amis “Le livre de chevet“ de la dame She Shonagon (ça vous la coupe ça, hein !!! ) et l’était émue trop la meuf de la justesse du choix qui faisait que c’était, pour elle, la Poésie et non la Politique que tous ceux là qu’étaient là avaient choisi pour son cadeau…
Et c’est présentement là que Danjou lançait son discours de circonstance ; discours dont la chute, oh combien travaillée, explosait sur (aie aie aie ) : « (…) Carambille, notre amie, révolutionnaire jusque dans sa date de naissance – saluée ce jour du 14 juillet ; et jusque dans son prénom – saluant lui-même cette date historique s’il en est (et vis versa)(serpent révolutionnaire qui se mord la queue) – MAXIMILIENNE !!!! (…) ».
Là, Carambille, qui n’aimait pas du tout que l’on citât (… !!! …) son prénom, fit diversion en jetant un clin d’oeil à Edith afin que cette dernière, qui était au courant de l’affaire, lance un slow endiablé (et pourquoi on dirait pas ça), ce slow étant présentement « Angie » des Rolling Sto…etc…
Et tout le monde de danser (Frousses ayant essuyé un échec avec Spéranz’ s’était rabattue sur Mona – qui n’était pas plus séduite mais qui n’avait pas trouvé de parade…- et tout cela alors que Frousses était grand séducteur devant l’Eternel – mais qu’est-ce-qu’il vient foutre ici celui-là ??? - et plutôt beau gosse (non on ne parle pas de l’Eternel !!) mais… dommage… l’était pas dans son milieu (oui on parle toujours de Frousses)…
Après tout s’était un peu mélangé… trop de Madiran, de vodka et autres substances … sans oublier la prune finale (l’alcool de…) (ben oui évidemment, ah quoi vous pensiez donc ???) ( on se demande dès fois !!!) (faut décidément que je change de littérature…)…
Alors Valère photographiait The Man’ qui photographiait lui-même Carambille et Duval en train de slowler (JE VOUS JURE QUE C’EST VRAI !!!) ; Alors Mona s’était débarrassée de Frousses, ce dernier ayant enfin trouver une autre fille qui ne demandait qu’à l’écouter : C’est à dire la fille de JFK le sus et sur nommé (z’attendiez tout de même pas à ce que ce soit le vrai) (parce que le vrai JFK l’est mort) (si si même que ça fait pas mal de temps) (n’est navré de vous l’apprendre) (pour les kleenex c’est à gauche avant la sortie) (BREF DE PLAISANTERIES !!!!!), JFK qui venait d’arriver comme ki l’avait promis pour prendre le digestif avec les poteaux du syndicat, lui qu’avait été upgradé par la Structure pour n’y allé turbiner au National du the National (d’aucun dirait « la conf’ » - pour CONFEDERATION – et d’autres plus malins des zaucuns diraient plus justement « L’UNION » qui bien entendu fait la force) (on a bien conscience que ce morceau là n’est pas compréhensible par et pour tous, mais on se la joue roman initiatique, et toc !!!)…. De toute manière c’était pas du tout de cela qu’on parlait mais du Frousses qui avait trouvé enfin une fille avec qui il s’entendait à merveille : C’est à dire la petite Marie (comme dit la vieille chanson de Cabrel, celle qui avec sa petite voix, ses petites manies, a mis dans sa vie des milliers de roses, etc.) avec qui il s’était mis à jouer – à l’aide de l’ordinateur portable de la gosse (ah oui n’avait oublié de vous dire qu’elle avait 10 ans la petite Marie en question) – au jeu PC des « SIMS » (un truc où kon krée des personnages, puis des familles pour ces personnages, puis des maisons dans lesquelles les familles de ces personnages habitent, puis des objets que les personnages de ces familles achètent, puis de puis de chez puis des amis que les personnages qui ont achetés des objets se font - amis que vous avez bien entendu vous-mêmes krée -, bref un truc terrible, assez complexe, et un peu chiant au final, MAIS que Frousses maîtrisait à donf’ car il y jouait avec sa propre fille –« Provence » (oui oui c’est un prénom – du moins c’était le prénom de la fille de Frousses – sans doute parce que lui-même venait d’une province du SUD de la France)…
Et on pouvait ainsi, parmi les brouhahas de la fête, entendre notre Frousses national s’exclamer : « Mais c’est bizarre tout de même, tes familles !!! Y a que des noirs !!! Et en plus c’est soit des célibataires, soit des familles avec 10 ou 12 gamins et habitants dans les plus petites baraques !!! »… Et la toute petite voix très très décidée de la pas si petite Marie de lui répondre : « Ben oui c’est des sans-papiers !!! Mais dans la grande maison à étage y-à des gens, c’est la famille Pasqua De Bréssarquot et y sont tous blancs ceux-là »… Là : mutisme stratégique de Frousses… qui laissait place aux autres dialogues et au – comme nous l’avons dit tout à l’heure – brouhahas de la fête …
- Carambille, par exemple (ayant lâché un moment Duval) (va pas l’étouffer non plus !!), s’ingéniait à maîtriser la voix forte de Danjou qui gueulait de plus en plus contre les filouteries de la TGB, en instituant un code au sein de la gente sociatly ici présente (Danjou compris), code qui disait que pour la TGB on devait désormais en cercle restreint et par souci de précaution dire « le TGV »… Ce qui valut nombre de blagues et autres billevesées… Et là, le titre du film de Chéreau « Ceux qui m’aiment prendront le train » fût largement mis à contribution… Ceci : de la fin de l’épisode, expliquant le cela : du début d’icelui.
- Le The Man’, lui, racontait à Edith, la recette de la Paella rapide …
- Mona, elle, montrait à Duval, comment réallumer le barbecue (ce dont l’un - Duval- et l’autre - Mona- se foutaient royalement)…
- Spéranza se mettait à chanter les tubes de U2 qui ne passaient pas sur la chaîne des Danjou…
- Armande n’arrêtait pas de causer – contrairement à ses habitudes – et ce, qu’il y ait quelqu’un devant elle ou pas …
- Jospeh, ben oui le Joseph Baudoin que tout le monde avait un rien oublié, et qui racontait, à une Carambille soudain libérée de son « joug amoureux » (cf Pierre Corneille, ce me semble et autres zauteurs du 17éme)(siècle, bien sûr, pas arrondissement), les pourquoi du comment de la sombre histoire qui nous rassemblent tous ici (snif, s’énémouvant tout de même !!!!!!!!) - Style de questions de la Carambock (l’avait quand même un peu bu) au Joseph : « Oui, j’ai à peu près tout compris, mais les signes V et T dont vous vous êtes affublé M’sieur Joseph, c’était pour quoi ??? Je suis pas certaine de vous avoir vraiment suivi sur ce coup là »…Et le Joseph de répondre : « Mais enfin, Mademoiselle Carambille, vous avez très très bien suivi… le marteau et le compas… le V et le T… les outils de l’architecte… le V et le T… des images pour frapper votre imagination et vous lancer sur l’enquête… Et puis connaissant votre esprit fantasque je misais sur votre capacité à créer ces si fabuleux jeux de mots dont vous avez le secret et qui vous les font résoudre (les secrets … ben dit donc, z’êtes pas prêts pour la littérature allusive, j’vous l’dis) or donc – continuait l’Joseph en super forme : « Le « V » et le « T »... le « V » et le « T »... Mais… Mais… Eh ben c’était pour par exemple : Vas Te faire... cuire un oeuf......... VanTard... VéTo... VéTille... VerTèbre... VauRien...euh...non...là je plaisante ... ValéTudinaire (entendu ça l'aut' jour à ki-veut-gagner-des-millions-ben-moi !!!)... Vrai Thon... Vieux Truc ... ViTeuf'... Je rigole toujours… Veau T'or... ou Té...Vé... Té lé VISION !!!!!!!!!! C’EST A DIRE : LA TOUR EIFFEL, et là je ne me marre pas du tout, criait Joseph à en faire péter tous les amplis du quartier »...
Carambille n’en revenait pas : Spéranza avait tout pigé avant elle, l’avait envie d’aller lui dire mais l’était en grand discours, la belle, avec les amants de Caramb’ qui, dégoûtés par Duval et ses sourires en coin, s’étaient mis à faire une belote, et Ranza qui d’ailleurs était déjà et pour lors très occupée, discutait chacun des plis des dits zamants ce qui gonflaient un peu nos 4 gentils (et tout de même polis) garçons zamants…
Bref bref… La fête, comme notre saison , arrivait à sa fin et il ne manquait même pas les accords désaccordés du barde de service (ceux qui lisent Astérix ne prendrons pas le TGV et comprendrons) car Valère, répondant à un pari lancé par Danjou et JFK qu’avaient largement médité sur l’alcool de figue (n’y avait même plus de calva ni de prune), gueulait l’Internationale pour prouver qu’il connaissait toutes les paroles… Et Carambille pensait que c’était une belle fin pour cette histoire… Quoique…
A c’te dite sauterie assistaient … tan tan tan…Attention “galerie de portraits“ :
Carambille (oui, elle est facile celle-là, pourquoi pas l’air, le ciel ou les p’tits zoizeaux pendant qu’on y est !!) déguisée en héroïne de choc assistant à son avant dernier épisode de la saison ;
Danjou (pour continuer dans le genre “enfoncement de porte ouverte“) déguisé en MC Lunaire (et non pas Solaire voire Solar) sautant des brochettes de grillades aux cascades de CD … avec – comme d’habitude lorsqu’il était sous influence (Bordeaux ou tabac de Hollande) – une tchatche d’enfer qui vous ferait croire en cinq sept sec au paradis (3 fois « paradis » donc depuis 2 épisodes, Maxime n’a plus qu’à glousser) ;
Edith, la femme de Danjou, équilibriste-intermittente de son état et – à ses moments perdus – militante altermondialiste à plein temps (si si l’auteur assure que c’est conciliable… et ceux qui n’aiment pas ne prendront pas le train…) ;
Valère, ami – c’est à dire très très très ami si vous voyez c’que…- d‘Armande, et, dans le même temps, collègue de Carambille au ministère XXX ( oh oh si vous croyez qu’on va balancer une info telle que le nom exact du ministère en question, ou celui du – ou de la – ministre en question, pouvez toujours courir)(ou prendre le train)(ou aller voir un film de Chéreau qu’on aime bien)(sauf quand il dit des crocros sur les intermittents)(car là c’est les tomates qui nous montent aux joues et pour certains aux mains)(pas d’idole !!!), et, dans le même temps, donc, militant et secrétaire de section à la TNT (d’ailleurs l’aimait beaucoup les chats), et, dans un temps décalé et présent, un des photographes de la fête en question ;
Armande, amie – c’est à dire très très très amie si vous voyez c’que…- de Valère (hein ! Quoi de quoi Molière ??? On comprend pas)(hein ? mais non Chéreau n’a jamais monté de Molière)(mais)(mais enfin vous allez suivre ou quoi !!!)(j’te jure !! si vous croyez que c’est facile d’écrire dans ces conditions !!!) et, DONC, dans le même temps, fonctionnaire à la Mairie de Paris, et, dans le même temps, aussi, militante à S.U.R., et, dans le même temps, encore, fumeuse de cigarettes menthol (sans doute en hommage à Gainsbourg :cf. l’album “l’homme à la tête de choux“) cigarettes que Carambille appelait “Deghol“ parce que ben oui elle les trouvait total dégholasses… ;
Lisa (dite Mona), responsable du bureau de la communication à S.U.R. (COMMUNICATION que Danjou nommait “bureau de la propagande“ ceci dit TRES TRES fort afin d’impressionner, par joke, le secrétaire national de la TGB du ministère XXX habitant à trois coups d’aile de chez Danjou - les jardins d’ailleurs se jouxtaient -), et dans le même temps, elle aussi, fumeuse de cigarettes menthol (sans doute en hommage à Gainsbourg :cf. l’album “l’homme à la tête de choux“) cigarettes que Carambille appelait “Deghol“ parce que ben oui elle les trouvait total dégholasses…, et dans le même temps, qui n’avait pas trop envie d’être là, mais qu’était bien contente tout de même (un peu complexe, finalement, la Mona)(mais faut dire qu’elle avait bien envie de voir la gueule du joli flic – alias Duval – dont Carambille parlait depuis quelques temps)(ah les filles !!!) ;
Emmanuel (dit « the Man’ »), responsable de la section Drapeaux, au sein du bureau de la communication de S.U.R., et c’était un vrai chef de la superposition de supports ainsi que du collage d’autocollants en hauteur : Deux disciplines artistiquement et syndicalement précieuses…(dans les années qu’y faut l’aurait pu faire partie du groupe « Supports Surfaces » et être exposé à Beaubourg ou être mis à contribution pour décorer le Palais-Royal à Paris, ou… etc.), et dans un temps décalé, c’est à dire présentement, gestionnaire du barbecue des Danjou (engin tout neuf que personne, sauf The man’, ne maîtrisait) ;
Spéranza Von Defoe, meilleure amie de Carambille, et, dans le même temps, DRH d’une grande institution culturelle, et encore, dans le même temps, libertaire et grande amoureuse heureuse de X (elle veut pas qu’on dise le nom du garçon en question = total respect même si ça nous enmouise sérieux par rapport au scoop possible de la chose), et, dans le même temps, militante libertaire (x 2) masquée ;
Les amants de Carambille (oui, on a décidé de les grouper histoire d’user moins de papier pour que la forêt – la générique forêt – soit ainsi préservée)… n’empêche qu’y ’avait Maxime, Victor, Paul et Carlos trinquant sans problème et buvant, dans le même temps, l’encre noire des yeux de notre protagoniste préférée (Carambille bien-sûr) ;
Le the Joseph Baudoin, hilare comme d’habitude et, dans le même temps, retraité, et, aussi, dans le même temps, héritier de la Caisse de Grève des travailleurs Menier, et, encore, dans le même même temps, on sait plus trop quoi dire…
Pour l’instant c’était tout………………………………………………………………………
Restait donc en attente Duval et Frousses (on vous fait pas l’insulte de vous les présenter)… Mais z’étaient en retard… Peut-être une affaire urgente (pensait Carambille)……………
Enfin les v’là (on veut dire Duval et Frousses), en retard – eh oui on avait remarqué - because qu’y s’étaient paumés dans le quartier et qu’y z’avaient garé leur bagnole à 1 km 260 (visez la précision de Frousses, c’est quand même bandant, non ?).
Or donc, dès qu’ils furent là, Carambille disparue étrangement et un brin, de la circulation……… Duval aussi, d’ailleurs … n’yorait-t-il une corrélation entre les deux faits ????… Mona assurait – sous la non-torture d’un Madiran 1995 (zavez ka être œnologue, zut !!!) – Mona assurait, donc, que corrélation zy y avait, of course (on notera que le Madiran peut avoir certaines conséquences sur l’élocution du sujet)….
Reste donc à vérifier, donc, dans cet épisode donc ou dans le prochain, donc (envie de dire « donc » tout à coup et avec exagération, donc, comme d’habitude donc) la dite « corrélation » or donc…
Frousses se foutait pas mal de tout cela - d’ailleurs la « corrélation » c’était pas son truc, lui l’était dans le genre plus direct, d’après ses dires (ce qui tend à prouver qu’il ne savait pas très bien ce que signifiait « corrélation » en définitive)… Et, pendant que Danjou, lui, hésitait encore entre raconter – à son auditoire d’invités pour beaucoup médusés par sa force incantatoire – de A à Z l’histoire du Rock And Roll’ des Rolling-Stones aux Rolling-Stones, ou celle de la Révolution Russe des Soviets aux Soviets, ou encore celle de la Sociologie de Bourdieu à Bourdieu… ; l’avait – lui – (c’est à dire LUI LE FROUSSES) (c’est important de mémoriser dès fois le début des phrases) (que des baltringues dans ce lectorat !!!!) (ça me navre ça me navre) flashé sur la pauvre Spéranza qu’il abreuvait de ses récits tant de la guerre du Golfe (1ère, 2ème génération), que des cours de management qu’il s’infligeait tous les jeudis et vendredis soirs grâce à la formation continue orchestrée par la Mairie de Paris bien qu’il ne soit pas mais alors pas de pas du tout du tout Socialiste (oui on avait compris) et que ça le gênât (style) tout de même un peu beaucoup beaucoup … Fallait qu’il soit ferré sérieux pour employer un subjonc truc (enfin un temps de conjugaison alambiqué dont il ignorait – tout comme nous – le nom…)(sauf que depuis, nous on a acheté le Bescherelle !!)….
Dommage !!!! Au moment où Frousses, qui avait des problèmes avec la prononciation des noms zétrangers, pensait « l’est cuite la SpesranzarK » (ce qui, vous l’imaginez bien, était complètement faux), v’là qu’Edith Danjou amenait le gâteau et le cadeau pour l’anniversaire de Caramb’, et que cette dernière sortant d’on ne sait zoù – cheveux en bataille et lèvres carmins – s’écriait :« hein hein qu’est ce qui passe oh un gâteau au chocolat et … et … z’êtes dingues, fallaient pas… un..un…c’est un cadeau… mais qu’est-ce mais qu’est-ce mais-qu’est-ce-que-c’est ???? - ……
On va le dire tout bas, en commère, et pour reprendre la conversation prise au vol et en sourdine d’Armande et de Mona : Duval sortait également d’on ne sait zoù – cheveux en bataille et lèvres carmins – Ah ben tiens tiens …. (put’’’ sais jamais si c’est un «s» ou un «t» à la fin de ce put’’’ de « tien(s)(t) »)….
Carambille déchirait les étoiles rouges sur fond bleu du papier-cadeau et découvrait le livre que lui offraient ses amis “Le livre de chevet“ de la dame She Shonagon (ça vous la coupe ça, hein !!! ) et l’était émue trop la meuf de la justesse du choix qui faisait que c’était, pour elle, la Poésie et non la Politique que tous ceux là qu’étaient là avaient choisi pour son cadeau…
Et c’est présentement là que Danjou lançait son discours de circonstance ; discours dont la chute, oh combien travaillée, explosait sur (aie aie aie ) : « (…) Carambille, notre amie, révolutionnaire jusque dans sa date de naissance – saluée ce jour du 14 juillet ; et jusque dans son prénom – saluant lui-même cette date historique s’il en est (et vis versa)(serpent révolutionnaire qui se mord la queue) – MAXIMILIENNE !!!! (…) ».
Là, Carambille, qui n’aimait pas du tout que l’on citât (… !!! …) son prénom, fit diversion en jetant un clin d’oeil à Edith afin que cette dernière, qui était au courant de l’affaire, lance un slow endiablé (et pourquoi on dirait pas ça), ce slow étant présentement « Angie » des Rolling Sto…etc…
Et tout le monde de danser (Frousses ayant essuyé un échec avec Spéranz’ s’était rabattue sur Mona – qui n’était pas plus séduite mais qui n’avait pas trouvé de parade…- et tout cela alors que Frousses était grand séducteur devant l’Eternel – mais qu’est-ce-qu’il vient foutre ici celui-là ??? - et plutôt beau gosse (non on ne parle pas de l’Eternel !!) mais… dommage… l’était pas dans son milieu (oui on parle toujours de Frousses)…
Après tout s’était un peu mélangé… trop de Madiran, de vodka et autres substances … sans oublier la prune finale (l’alcool de…) (ben oui évidemment, ah quoi vous pensiez donc ???) ( on se demande dès fois !!!) (faut décidément que je change de littérature…)…
Alors Valère photographiait The Man’ qui photographiait lui-même Carambille et Duval en train de slowler (JE VOUS JURE QUE C’EST VRAI !!!) ; Alors Mona s’était débarrassée de Frousses, ce dernier ayant enfin trouver une autre fille qui ne demandait qu’à l’écouter : C’est à dire la fille de JFK le sus et sur nommé (z’attendiez tout de même pas à ce que ce soit le vrai) (parce que le vrai JFK l’est mort) (si si même que ça fait pas mal de temps) (n’est navré de vous l’apprendre) (pour les kleenex c’est à gauche avant la sortie) (BREF DE PLAISANTERIES !!!!!), JFK qui venait d’arriver comme ki l’avait promis pour prendre le digestif avec les poteaux du syndicat, lui qu’avait été upgradé par la Structure pour n’y allé turbiner au National du the National (d’aucun dirait « la conf’ » - pour CONFEDERATION – et d’autres plus malins des zaucuns diraient plus justement « L’UNION » qui bien entendu fait la force) (on a bien conscience que ce morceau là n’est pas compréhensible par et pour tous, mais on se la joue roman initiatique, et toc !!!)…. De toute manière c’était pas du tout de cela qu’on parlait mais du Frousses qui avait trouvé enfin une fille avec qui il s’entendait à merveille : C’est à dire la petite Marie (comme dit la vieille chanson de Cabrel, celle qui avec sa petite voix, ses petites manies, a mis dans sa vie des milliers de roses, etc.) avec qui il s’était mis à jouer – à l’aide de l’ordinateur portable de la gosse (ah oui n’avait oublié de vous dire qu’elle avait 10 ans la petite Marie en question) – au jeu PC des « SIMS » (un truc où kon krée des personnages, puis des familles pour ces personnages, puis des maisons dans lesquelles les familles de ces personnages habitent, puis des objets que les personnages de ces familles achètent, puis de puis de chez puis des amis que les personnages qui ont achetés des objets se font - amis que vous avez bien entendu vous-mêmes krée -, bref un truc terrible, assez complexe, et un peu chiant au final, MAIS que Frousses maîtrisait à donf’ car il y jouait avec sa propre fille –« Provence » (oui oui c’est un prénom – du moins c’était le prénom de la fille de Frousses – sans doute parce que lui-même venait d’une province du SUD de la France)…
Et on pouvait ainsi, parmi les brouhahas de la fête, entendre notre Frousses national s’exclamer : « Mais c’est bizarre tout de même, tes familles !!! Y a que des noirs !!! Et en plus c’est soit des célibataires, soit des familles avec 10 ou 12 gamins et habitants dans les plus petites baraques !!! »… Et la toute petite voix très très décidée de la pas si petite Marie de lui répondre : « Ben oui c’est des sans-papiers !!! Mais dans la grande maison à étage y-à des gens, c’est la famille Pasqua De Bréssarquot et y sont tous blancs ceux-là »… Là : mutisme stratégique de Frousses… qui laissait place aux autres dialogues et au – comme nous l’avons dit tout à l’heure – brouhahas de la fête …
- Carambille, par exemple (ayant lâché un moment Duval) (va pas l’étouffer non plus !!), s’ingéniait à maîtriser la voix forte de Danjou qui gueulait de plus en plus contre les filouteries de la TGB, en instituant un code au sein de la gente sociatly ici présente (Danjou compris), code qui disait que pour la TGB on devait désormais en cercle restreint et par souci de précaution dire « le TGV »… Ce qui valut nombre de blagues et autres billevesées… Et là, le titre du film de Chéreau « Ceux qui m’aiment prendront le train » fût largement mis à contribution… Ceci : de la fin de l’épisode, expliquant le cela : du début d’icelui.
- Le The Man’, lui, racontait à Edith, la recette de la Paella rapide …
- Mona, elle, montrait à Duval, comment réallumer le barbecue (ce dont l’un - Duval- et l’autre - Mona- se foutaient royalement)…
- Spéranza se mettait à chanter les tubes de U2 qui ne passaient pas sur la chaîne des Danjou…
- Armande n’arrêtait pas de causer – contrairement à ses habitudes – et ce, qu’il y ait quelqu’un devant elle ou pas …
- Jospeh, ben oui le Joseph Baudoin que tout le monde avait un rien oublié, et qui racontait, à une Carambille soudain libérée de son « joug amoureux » (cf Pierre Corneille, ce me semble et autres zauteurs du 17éme)(siècle, bien sûr, pas arrondissement), les pourquoi du comment de la sombre histoire qui nous rassemblent tous ici (snif, s’énémouvant tout de même !!!!!!!!) - Style de questions de la Carambock (l’avait quand même un peu bu) au Joseph : « Oui, j’ai à peu près tout compris, mais les signes V et T dont vous vous êtes affublé M’sieur Joseph, c’était pour quoi ??? Je suis pas certaine de vous avoir vraiment suivi sur ce coup là »…Et le Joseph de répondre : « Mais enfin, Mademoiselle Carambille, vous avez très très bien suivi… le marteau et le compas… le V et le T… les outils de l’architecte… le V et le T… des images pour frapper votre imagination et vous lancer sur l’enquête… Et puis connaissant votre esprit fantasque je misais sur votre capacité à créer ces si fabuleux jeux de mots dont vous avez le secret et qui vous les font résoudre (les secrets … ben dit donc, z’êtes pas prêts pour la littérature allusive, j’vous l’dis) or donc – continuait l’Joseph en super forme : « Le « V » et le « T »... le « V » et le « T »... Mais… Mais… Eh ben c’était pour par exemple : Vas Te faire... cuire un oeuf......... VanTard... VéTo... VéTille... VerTèbre... VauRien...euh...non...là je plaisante ... ValéTudinaire (entendu ça l'aut' jour à ki-veut-gagner-des-millions-ben-moi !!!)... Vrai Thon... Vieux Truc ... ViTeuf'... Je rigole toujours… Veau T'or... ou Té...Vé... Té lé VISION !!!!!!!!!! C’EST A DIRE : LA TOUR EIFFEL, et là je ne me marre pas du tout, criait Joseph à en faire péter tous les amplis du quartier »...
Carambille n’en revenait pas : Spéranza avait tout pigé avant elle, l’avait envie d’aller lui dire mais l’était en grand discours, la belle, avec les amants de Caramb’ qui, dégoûtés par Duval et ses sourires en coin, s’étaient mis à faire une belote, et Ranza qui d’ailleurs était déjà et pour lors très occupée, discutait chacun des plis des dits zamants ce qui gonflaient un peu nos 4 gentils (et tout de même polis) garçons zamants…
Bref bref… La fête, comme notre saison , arrivait à sa fin et il ne manquait même pas les accords désaccordés du barde de service (ceux qui lisent Astérix ne prendrons pas le TGV et comprendrons) car Valère, répondant à un pari lancé par Danjou et JFK qu’avaient largement médité sur l’alcool de figue (n’y avait même plus de calva ni de prune), gueulait l’Internationale pour prouver qu’il connaissait toutes les paroles… Et Carambille pensait que c’était une belle fin pour cette histoire… Quoique…
(A suivre)
par carambille
publié dans :
saison 1