Carambille                                 SAISON 4    FEUILLETON EN LIGNE               

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Carambille, pédigré : Carambille / Syndicaliste poète, passionnée des légendes urbaines, vous entraine dans ses aventures fabuleuses...   Arrivera-t'elle à déjouer les complots, parviendra-t'elle à dénouer les énigmes, finira-t'elle par changer la vie ???????

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Mercredi 25 mai 2005

Carambille et Maxime se rendaient donc, et tranquillement en plus, mais sûrement, au lieu exact du rendez-vous avec Duval : Le café “Carrousel“.
Ils s’étaient auparavant mis d’accord sur le modus operandi ( et non pas “vivendi“ et encore moins “Vivendi“ OkkkKAY !!!) de l’affaire : Maxime se poserait à deux ou trois tables de Carambille et du commissaire Duval, histoire de pouvoir agir si ça tournait mal (p’tain ça rime !!). Et si l’ambiance se faisait plus glamour, ce qu’ils envisageaient ensemble sans encombre, Carambille pensant explicitement et à voix haute et intelligible qu’elle soupçonnait que le Duval en pinçât un peu pour elle (sur quoi Maxime gardait un petit sourire coincé qui en disait tout de même long... du style : « ... lui foutrait ma main dans la gueule avec un plaisir fou à ce blanc bec de com’ de mes brefs ! ! ! »...).

Ils n’eurent pourtant pas le temps de mettre leur plan à exécution. A peine allaient-ils entrer dans le troquet, que les crissements échevelés des freins d’une Porsche – rouge flash de la robe, acier mat des jantes, brun fumé des vitres - les arrêtaient (tiens tiens.... se disent les petits futés de lecteurs, nous rappellent quelque chose c’t’histoire de Porsche vermillon ! ! !).
Et là, pas le temps de dire ni ouf ni bof ni bouffe ni nada ni de nada, que nos deux protagonistes et néanmoins amants (l’un pour l’autre évidemment, imbéciles, même avec sa santé légendaire Carambille ne pourrait pas aimer tous ses lecteurs - c’est à dire la terre entière au moins – au fait et à propos « N’ya til de la vie sur Mars ??? »... et ne parlons pas de Maxime...) nos deux protagonistes, donc et quoique, se retrouvaient aspirés par des mains expertes à l’intérieur du véhicule (la Porsche vermillon bien sûr, zêtes pas rapide tout de même !!!), puis vite endormis et encore plus vite conduits en un lieu aussi sûr que secret..... tan tan tan ! ! !

Suspens... !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ça sentait la cave, la mort au rat et le vin pas frais, lorsque Carambille s’éveillait. Maxime était assis et encore à moitié groggy.
« J’ai faim, j’te parie qu’il est plus de 16h00 » grogna ce dernier.
Carambille sautait sur ses cannes : « J’y crois pas ! ! ! On se fait enlever comme des cloches par Duval, et môsieur nous parle de bouffe ! ! ! ».
Maxime claquait de la langue d’un air dubitatif et sortait : « Pourquoi “par Duval“ ? ? ? ».
Carambille, décidément sportive faisait les cent pas sous la voûte qui les abritaient - bien contre leur gré, certes, mais qui les abritaient quand même : « Mais enfin c’est évident ! ! ! On - enfin je - a - ai - enfin enfin Duval me donne rendez-vous à 12h00 au café Carrousel de la place de la Nation, et on se fait braquer et endormir là-bas... ça te suffit pas... mais c’est flagrant mon pauvre ami ! ! ! Enfin, le truc chic de l’affaire, c’est que je suis pas obligée de me taper l’AG de fin de grève à Versailles !! ».
Maxime se frottait le menton, il s’était apparemment pris quelques châtaignes dans la bagarre, cependant, face à Carambille, il persistait : « La seule chose flagrante que je vois ici, c’est qu’on est enfermés on ne sait zoù, mais pas zattachés... ce qui me fait penser que nos ravisseurs pensent ou ont pu penser (putain va voir le Blaise Pascal se radiner dans cinq minutes chrono ! ! !) que nous n’avons absolument aucune mais aucune de chez aucune petite chance de nous évader d’cette turne... N’y a plus qu’à s’occuper intelligemment ma charmante, et puisqu’on a les mains libres...».
Le regard de Carambille tournait à la kalachnikov, et sa voix au mégaphone : « T’es vraiment inconscient ou tu travailles une thèse sur Freud ? ? ? Tiens avec tes bêtises tu me fais dire des conneries... Ah si je pouvais joindre Carlos ! ! ! ».
« Eh ben quoi Carlos, et y ferait quoi de mieux Monsieur Carlos Castro ? ? ? Y repousserait les murs ? ? Y viendrait nous défendre avec ses beaux p’tits bras emplis de tracts ? ? ? Y gueulerait : « Libérez nos camarades » ? ? ? Si t’y tiens tant au sieur Carlos t’as qu’à l’appeler ! ! ! »...
Le Maxime s’énervait... Mais Carambille était incapable de l’entendre. La seule chose qu’elle avait retenue, dans ce qu’il venait de dire, c’était l’extrême bout de la phrase : « Comment ça, t’as qu’à l’appeler ? ? ? Je te signale que s’ils ne nous ont pas attachés, ils n’ont pas été assez bêtes pour nous laisser nos portables ! ! ! ».
« Parle pour toi ! ! ! »
« Ne me dis pas que t’essaies de me faire croire que t’as toi un téléphone sur toi  toi! ! ! Toujours prêt à tout pour charmer son monde celui-là ! ! ! »
Carambille était rouge de colère et Maxime jubilait. En effet, d’abord ça lui plaisait bien, à lui, que le Duval soit dans de sales draps avec la Carambille (c’est une image bien sûr, et d’ailleurs elle n’est pas très bien choisie, on fera la remarque à l’auteur quel(lle) que il ou elle soit réellement... et en attendant on arrête les rires sous cape merci ! ! !)… Et en plus le Maxime il en avait un, lui, de téléphone, et un vrai... Il lança donc nonchalamment à la petite furie qui l’accompagnait dans cette étrange aventure : « Forcément, si t’as un téléphone portable qui ressemble bêtement à un téléphone portable, ils te l’ont subtilisé ! ! ! Tandis que moi ... ».

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase. Carambille était sur lui d’un coup : « Quoi de quoi de quoi de ! ! ! T’as un téléphone, toi, sur toi, là toi toi toi ? ? ? ».

Maxime, avec un sourire d’enfer, et dans le souffle d’un baiser qu’il arrivait à faucher à sa dame de - pour l’instant - mauvaise compagnie, expliquait : « Eh oui... Tu vois CE stylo... eh ben c’est pas UN stylo... en tout cas c’est pas seulement UN stylo... c’est aussi... »...
« UN TELEPHONE ! ! ! » hurlait Carambille.

Maxime avait repris du poil de la bête, et entendait en profiter : « Ne nous emballons pas ! ! Il faut jouer fin. Nous n’avons certainement pas beaucoup de batteries, et aucune possibilité de recharger l’engin, il faut donc l’utiliser avec parcimonie et réfléchir à QUI passer le coup de fil qui nous sauvera. Or donc, Carlos est-il bien celui-là ? ? ? »
Carambille s’apprêtait à répondre, lorsque des bruits se firent entendre au-dessus d’eux... CHUT ! ! dirent-ils ensemble, se blotissant comme des enfants l’un contre l’autre (oh le joli tableau ! !). C’étaient des voix. Tout d’abord en brouhaha, elles s’affinaient petit à petit jusqu'à devenir trèspresqu’audibles... : « Vous.... Nous ... Blomhkj huml... » « Mais mlolooljhg » « Ça n’était pas prévnn,, ; ; ainsi » « Et la cérémonie est pour quand ???»...
« DUVAL ! ! ! » dit Carambille toute seule - Maxime n’ayant jamais rencontré le dit susnommé - ... «  Putain c’est la voix de Duval ! ! ! ».

(à suivre)

par carambille publié dans : saison 1
 
 
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