Jeudi et vendredi, le stage sur la CAP avait bien fonctionné avec les questions prévues et posées inéluctablement et justement, puis les réponses prévues et répondues inéluctablement et justement comme il se doit – (cf : l’épisode 8 et les carambillesques préconisations quant au livret de formation), mais notre amie était totalement lessivée…
En plus le week-end, qui comportait l’élection du referendum à propos du traité constitutionnel européen, s’annonçait assez hard… Non pas qu’elle se soit inscrite dans de quelconques meetings ou autres réunions publiques … Mais la nervosité + le travail post-scrutin qu’il lui fallait appréhender faisaient l’affaire dans le genre stress. Aussi notre héroïne avait-elle décidé de ne pas répondre aux trop nombreux messages de Carlos, qui, toutes les heures, lui décrivaient l’avancée des sondages en faveur du NON (l’était pas chiant déjà, le Carlos…).
Enfin,
22h00 sonnèrent à l’horloge du 29 mai 2005… et les chiffres imparables jaillirent :
« 56% de NON, et 44% de OUI ».
Carambille dansa la gigue devant la fenêtre de son séjour (comme devant son buffet d’ailleurs, car elle avait omis de faire les immanquables courses du week-end)… Heureusement qu’il restait des bières et un coulommiers – repas de gala donc !!! Et la ritournelle commença :
1 - Carlos l’appelait une énième fois… voulait savourer la victoire en amoureux (mais Carambille ne décrocha pas son légendaire portable qui avait bien dut faire, lui, toutes les manifs depuis la révolte des canuts) ;
2 - Victor - dont le documentaire sur le film de Marcel Camus se terminait mais qui ne reviendrait sur Paris que dans au minimum six mois - lui lançait, de son adoptif Brésil, un appel de félicitations quant aux résultats du scrutin français, comme si Carambille était la seule et exceptionnelle cheville ouvrière du national NON… (« décidément : brisons les idoles !!!! » …) ;
3 – Maxime de Strasbourg, lui, déplorait le résultat des élections, traitant les Français de « pauv’ débiles », et déclarant, à notre principale quoique féminine protagoniste, qu’il atterrirait la semaine d’après (le vendredi) sur la capitale et qu’en plus il aimerait bien la « rencontrer » le jour dit…(no comment… sauf « (…) peux toujours te brosser mon gars… ») ;
4 - Enfin, Paul-le-marié encombrait son répondeur en discourrant sur la joie que lui procuraient ces résultats Franco-Européens, tout en ressortant en abrégé les articles de son quotidien favori « Le Globe » et les propos grappillés dans les émissions de France-Rupture (radio qu’il écoutait sur-abondamment)…
En bref : Les amants de Carambille la gonflaient un peu !!!! Et en encore plus court : Penser au commissaire Duval qu’elle verrait le lendemain, à cette étrange affaire, à Sauvestre et aux Baudoin : Voilà ce qui la détendait pour l’heure (Carambille avait décidément d’étranges amusements…)..
Y’avait-il un lien avec le fabricant de munitions (ce qui expliquerait les coups de feu…) ???? Ça paraissait idiot… Mais tout était possible dans ce dossier semblant sortir d’une bande dessinée échevelée !!! Ou encore pouvait-il avoir un rapport avec l’architecte de la Tour Eiffel ???? Peut-être, mais pourquoi, comment, etc…
Carambille en était là de ses interrogations lorsque le téléphone sonna (ENCORE !!!!!). Elle pensa : « Si c’est Ferdinand Baudoin, le mort qu’est pas mort mais qu’est blessé et donc presque mort : je lui allume la gueule !!!!!! »…
Heureusement ce n’était pas Ferdinand Baudoin, mais Annick : SA SŒUR (famille à rebondissements les Baudoins… z’étaient combien finalement ???), qui, elle aussi avait encore et encore (c’est que le début, d’accord d’accord…) des révélations à lui faire et lui donnait rendez-vous, non pas au chalet du lac de Saint-Mandé (ouf !), mais chez elle, au 96 rue de Charonne, à Paris (bien sûr), le lendemain à 19h00.
Carambille acceptait le rendez-vous tout en n’oubliant pas de dire à son interlocutrice pour le coup zinterloquée (jolies les allitérations !!!! vous z’avait bien dit que Carambille al’ était z’une poïétesse…), n’oubliant donc pas de dire donc z’à son interlocutrice pour le coup zinterloquée : « (…) Mais surtout pensez à mettre votre gilet pare-balle !! »…
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publié dans :
saison 1
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